[Discussion] Communauté LGBT/TPGB

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[Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Jeu 25 Avr - 22:07

Notre communauté va mal.
Fragile, divisée, elle jouit d'une image assez moche. Au lieu de rassembler, de se vouloir intersectionnelle, parce qu'à la base nous nous sommes tous battuEs ensemble pour nos droits à tous (femmes, LBG et trans - etc.), certains s'en sentent rejeter.
On parle d'une communauté qui serait plus GGGG blanc aisé Français.
Qu'en est-il "vraiment" (votre ressenti, votre vécu)?
Que doit-on faire?
Devons-nous y opposer une communauté qui se veut moins clivante (et qui pourtant se résume souvent en transpédégouine oubliant les biEs/pan/asexuelLEs/...) et plus radicale?
Où iront alors les biEs et trans qui se sentent rejetéEs par les LGBT mais pas assez radicaLESux pour se sentir bien avec les TPGB?
Quel sigle pour les transpédésgouines avec les biEs?

Pour le sigle, je trouve que transpédé s'enchaine bien (passez-moi l'expression, pas de mauvais jeu de mot). Commencer par bi, je trouve que ça sonne moins bien. Je verrais donc plutôt TPGB ou TPBG (j'aime bien le bigouine).
Ca a l'air con comme ça, mais en manif faut que ça sonne !
Combien de fois a-t-on essayé de scander "Assez, assez, assez d'cette société, qui ne respecte pas les trans les gouines, les biEs et les pédés !" et où finalement le bi se perdait faute de rythme. Quand nous étions trop peu nombreux, nous rajoutions "ET LES BIIIES !" en gueulant dans le silence qui suivait, ça rendait nos amiEs licornes un peu plus visibles.

Je suis pour une communauté LGBT qui s'améliorerait. Je crois que c'est possible, du moins à notre échelle (je ne sais pas si nous sommes en capacité de changer la politique de l'Inter-LGBT par exemple...).
A nous, chaque fois que cela manque, de signaler qu'il manque une composante au slogan, au discours, etc.

Aux TPBG, je laisse le radicalisme Smile (dans lequel je me reconnais également).
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Jeu 25 Avr - 22:11

Pour poursuivre la discussion, la question de Kaywinnit et les réponses de Koala et de moi-même :

Kaywinnit :

Pardon pour cette digression, mais dans le message de départ, Koala parle de "milieux dits TPGB" par opposition aux milieux LGBT mainstream.
C'est quoi, la différence ?

(j'ai déjà vu passer le terme mais je ne savais pas que ça renvoyait à une mouvance LGBT particulière, je pensais que c'était juste une autre dénomination.)
(et Google ne me dit pas grand chose de plus, c'est pour ça que je pose la question !)

Koala :

J'oppose les deux car il y a -de mon point de vue- des visions politique des homosexualités et transidentités chez les deux catégories.
Les TPGB sont d'une certaine façon un peu plus radicales et radicaux. Pour moi chez les TPGB il y a une revendication politique (et une affirmation identitaire) plus marquée en quelque sorte.
C'est un peu la question du droit à la différence, les LGBT cherchent à gommer les différences pour entrer dans un moule plutôt cis-hétéronormatif là où les TPGB vont chercher à affirmer ces différences, chercher à détruire le modèle cis-hétéro-sexiste. Au final les deux se retrouvent quand même sur certains points car le but est le même, l'égalité des droits mais pas de la même façon.
Je sais pas si j'explique bien et ceci n'est que mon point de vue sur la question.

Red :

On digresse sur "TPGB"(quelle place pour le B, qu'est-ce qui sonne le mieux? comment l'intégrer dans nos slogan?)/LGBT, ne devrait-on pas créer un nouveau sujet?
Dans le doute, je réponds ici : pour la part, je m'identifie dans les deux. Je sais que certains voient les TPGB comme plus radicaLESux, je l'intègre quand j'en parle. Mais pour ma part, c'est juste une manière comme une autre d'appeler notre communauté.
Comme vous pouvez le sentir, ça me fait mal que l'on se divise (encore?), et que l'on s'oppose, même si je comprends parfaitement les raisons.

Pour ma part, je crois en l'amélioration de la communauté LGBT. Car elle est plurielle. Il n'y a pas UNE mouvance, comme chez le féminisme universalisme, qui est bon à foutre au feu sans sommation.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par luxinlisbon le Ven 26 Avr - 7:06

Le jour du vote, un ami hétéro a mis en statut FB "merci aux homos et aux hétéros pour votre combat".. euh comment te dire.. J'ai commenté en disant que ce serait sympa d'inclure aussi les biEs et les trans, il n'a pas répondu.. Rolling Eyes

Nous en parlions hier sur twitter avec la marquise et prose, c'est clair que les biEs sont l'objet de rejet et de fantasmes bizarres - j'en parle car c'est ce que je connais, mais évidemment c'est la même chose pour les trans. "Tu es sûre que tu es encore bi alors que tu es avec des mecs depuis longtemps?" "ah c'est cool, ton mec doit apprécier les plans à trois" "les bis sont des homos refoulés" bla bla bla.

Après, j'ai découvert il y a peu l'expression "TPG", faut que je me penche là-dessus ^^
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Lady Dylan le Sam 27 Avr - 2:30

Merci pour cette explication, l'autre jour j'avais vu passer le sigle TPGB et j'avais pas compris (bon quelqu'un m'avait expliqué - Koala peut-être ? - mais c'est cool d'avoir des détails).
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par JanisBing le Sam 27 Avr - 6:43

Jvois un peu ca comme une tentative de traduction de 'queer', nan? Dans l'aspect plus politisé, plus intersectionnel justement (lutte des classes, antiimperialisme etc) Genre dans les marches des fiertés c'est les collectifs TBPG qui vont mentionner le pinkwashing ou la recupération marketing de nos identités, pas les centres estampillés LGBT quoi :/
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Koala le Sam 27 Avr - 7:02

Oui j'aime bien la vision que Janis en donne Wink

Sinon pour revenir sur la peur de division soulevée par Red je la comprends.
Janis a dit hier qu'à voir certaines réaction de gay, cis, blancs elle avait comme des envies de séparatisme et elle aussi je la comprends. [je pense que tu parlais des réactions par rapport à la PMA ("on s'en fout ça ne nous concerne pas") ou par rapport au salon du mariage 100% gay ("Ah bah pour une fois que ça tourne pas autour d'elles elles viennent nous faire chier" -je caricature mais le pire c'est que le trait est à peine poussé)?]
Du coup je me suis un peu perdue moi même, je vous en prie Cassandra, soyez un peu moins brouillonne.

En fait je suis contre le côté "photo de famille" ou tout le monde souris en attendant le soir pour se planter des couteaux dans le dos (l'unité de façade) que certainEs voudraient donner de notre communauté. Après cela vient peut-être du fait que je ne conçoit pas ma communauté comme un groupe déjà existant mais plus comme un ensemble d'individus. En gros ma communauté c'es les gens avec qui j'aimerais vivre un peu en autarcie dans une grande ferme (dans le Larzac pour faire plaisir à Rock).
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Prose le Sam 27 Avr - 8:34

JanisBing a écrit:Jvois un peu ca comme une tentative de traduction de 'queer', nan? Dans l'aspect plus politisé, plus intersectionnel justement (lutte des classes, antiimperialisme etc) Genre dans les marches des fiertés c'est les collectifs TBPG qui vont mentionner le pinkwashing ou la recupération marketing de nos identités, pas les centres estampillés LGBT quoi :/
Oui, je vois ça comme ça aussi. Autre élément central de mon point de vue : une prise en compte réelle du sexisme, vu comme quelque chose de complétement connecté à l'homobitransphobie. J'ai l'impression que dans beaucoup d'assos/milieux LGBT, non seulement on fait pas/moins le lien, mais en plus on n'en parle pas trop fort et/ou on se croit carrément safe là-dessus ; en tout cas, c'est traité de manière inégale, selon les gens qui s'impliquent ou pas sur le sujet... le sexisme n'est pas conçu comme une priorité, et les mecs - voire les meufs - n'ont pas (tou.te.s) ce sentiment d'être directement concerné.e.s.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Ag3m le Lun 29 Avr - 0:01

Salut,
Pour moi les termes trans, pédé et gouine sont effectivement une tentative de traduction de l'identité queer, tel que que définie dans le Queer Nation Manifesto (en français ici).
Le mot anglais "queer" signifie "torduE", "bizarre", "déviantE", à l'inverse de "straight" qui veut dire "droit". Il était/est utilisé comme une insulte équivalente au français "pédé" ou "gouine".

Le mouvement Queer Nation (issu d'Act Up New York dans les années 1990) revendique notemment la réappropriation de l'insulte: "Utiliser le mot queer est une façon de nous rappeler comment nous sommes perçuEs par le reste du monde. C’est une façon de nous dire à nous mêmes que nous n’avons pas à être des genTEs charmantEs et spirituelLEs qui gardent leurs vies discrètes et marginalisées dans le monde hétéro." ou encore, pour reprendre leur slogan le plus connu: "Not Gay as in Happy, but Queer as in Fuck You".

Ce mouvement a des idées politiques qui incluent l'intersectionnalité des luttes: "Etre queer [...] signifie se battre contre l’oppression chaque jour, l’homophobie, le racisme, la misogynie, le sectarisme des hypocrites religieux et notre propre haine de nous-même."

Bref, si vous avez le temps, n'hésitez pas à aller lire ce texte qui est vraiment chouette. study

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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Lun 29 Avr - 22:48

Ouais, je vois l'origine Queer de ce mouvement.
En ce qui concerne notre communauté, il ne faut pas qu'elle soit uniforme ou bisounours non plus, il faut qu'il y ait du débat, de la discussions, et que chaque mouvement puisse s'exprimer.
J'imagine que la frontière entre LGBT et TPBG n'est pas franche, et plutôt mouvante.
Pour le sexisme, je m'en rends de plus en plus compte (que c'est lié, voir à l'origine d'une certaine homobitransphobie).

Question :
Que faire en cas de discrimination anti-folle intra-communautaire?
J'ai rencontré un gay. Il a beaucoup bossé dans le Marais, sauna, bar et boites gays, les lieux gays vraiment très communautaires, on pourrait dire stéréotypés.
Il en a été dégoûté.
Ce qui est bien c'est qu'on peut se poser la même question pour le anti-butch. D'ailleurs ce mec a tendance à vouloir pousser les goudous masculines à être plus féminines.
En fait il aime pas ce qui sort de la norme genrée quoi...
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par drakmaniso le Mar 30 Avr - 7:25

Red a écrit:Que faire en cas de discrimination anti-folle intra-communautaire?
[...]
En fait il aime pas ce qui sort de la norme genrée quoi...

Je pense qu'il est dangereux de réduire l'origine de la follophobie à un attachement aveugle à la norme genrée (note: c'est peut-être le cas pour la personne dont tu parles; je m'intéresse uniquement au raisonnement général).

Avant de continuer, je tiens à préciser que je ne cherche nullement à excuser cette forme de discrimination: ce sont principalement les folles qui étaient à Stonewall, et ils (elles? je ne sais pas trop quel pronom utiliser pour le coup) furent l'un des principaux moteurs du mouvement de libération qui a suivi. Et aujourd'hui, ils contribuent à l'érodement de cette norme genrée dont tu parles. Je n'ai pour eux que de l'admiration.

Mais il faut aussi voir que, jusqu'il y a quelques années, être une folle semblait être la seule manière d'être gay; c'était particulièrement vrai lorsqu'on était extérieur au "milieu" et que l'on cherchait à y trouver sa place.

Hors ce n'est pas parce que l'on est non-hétéro que l'on est extraverti. Et ne pas être extraverti ne signifie pas que l'on cherche à faire comme les hétéros patriarcaux. C'est difficile de faire partie d'une minorité, et de se sentir exclu par ceux qui la représentent.

C'est le même cheminement qui pousse certains gay à être "contre" les gay-pride.

Je pense qu'il est important de comprendre cela si l'on veut désamorcer correctement cette discrimination anti-folle. Sinon on verse dans la confrontation pure, et cela ne mène jamais à rien (enfin si: toujours plus de confrontation).

Le "Queer Manifesto" cité plus haut m'inspire des réflexions similaires, mais je n'ai pas le temps den parler tout de suite; j'y reviendrai plus tard.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par scolastik le Mer 1 Mai - 16:17

Je pense que la fracture Transpédébigouineace / LGBT s'inscrit sur la ligne de fracture assimilation / émancipation qui court dans les communautés (je pense qu'elles sont multiples) depuis les prémices des mouvements de visibilité.

Si on considère que l'on doit certaines choses aux mouvements américains (et j'ai tendance à penser que oui, sinon pourquoi la référence aussi fréquente à Stonewall ?), on doit se poser la question de la naissance des mouvements et quelles en sont les ancêtres. Les organisations des années 50 telles que Daughter of Bilitis ou la Mattachine Society étaient très assimilationistes, dans le contexte de l'époque, elles défendaient surtout la possibilité pour les lesbiennes pour l'une et les gays pour l'autre d'être des "gens normaux comme les autres". A ce titre elles exerçaient un véritable travail de polissage des identités divergentes en leur sein.
Ce n'est pas ces organisations qui ont été dans les émeutes à Stonewall ou qui les ont commencé. C'étaient des folles certes, mais aussi des drag queens et des femmes trans* .

Cependant c'est petit à petit des organisations plus assimilationistes qui ont repris Stonewall comme le commencement de leur mouvement, ces mêmes organisations qui excluaient les principaux protagonistes des émeutes même, au nom du raisonnable et des demandes proportionnées.

Ces mécanismes se sont perpétués, notamment lors des moments de lutte qui ont suivi l'ugence du SIDA.

Il est trop simple de voir la différence entre TPBGA et LGBT seulement comme un refus d'une politique de compromission avec le pouvoir cissexiste raciste et hétéro, mais cette manière de lire nos mouvements peuvent nous aider à nous y situer et à les construire.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Mer 1 Mai - 21:56

Ouais c'est sûr que c'est une grille de lecture à prendre en compte. Y a qu'à voir le nombre de personnes qu'on a entendu dire "je suis homo, pas gay" ces derniers temps (même s'il y avait des faux témoignages également)...

C'est important que les LGBT soient inclusifs, parce que quelque part ils ont plus de poids donc il faut qu'on fasse en sorte que nous soyons écoutés également. D'où la nécessité à mes yeux qu'il existe certes des mouvements plus radicaux qui ont le mérite de revendiquer ce qu'on oublie ailleurs, mais aussi de ne pas rejeter complètement cette communauté alliée.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Ag3m le Mer 1 Mai - 23:20

Red a écrit:C'est important que les LGBT soient inclusifs
Bon, je vais me faire un peu l'avocat du Diable.

Quand on dit que les "LGBT" doivent être inclusifs, ça fait sens si la lutte qu'on mène est une lutte pour les droits des LGBT. Mais si je lutte pour les droits des minorités en général, alors je pense que je préfère inclure dans ma communauté des lgbt non sexistes-racistes-validistes... ou d'autres personnes issues de minorités et non lgbt-phobes. Du coup, je n’inclurais pas dans cette communauté des lgbt racistes et/ou sexistes et/ou follophobes, ...

Bref, inclure des gays-intégrationistes-blancs-cisgenre, qui seraient transphobes et/ou racistes et/ou... bin, non.

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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Verechnaya le Jeu 2 Mai - 0:22

Ag3m a écrit:
Quand on dit que les "LGBT" doivent être inclusifs, ça fait sens si la lutte qu'on mène est une lutte pour les droits des LGBT. Mais si je lutte pour les droits des minorités en général, alors je pense que je préfère inclure dans ma communauté des lgbt non sexistes-racistes-validistes... ou d'autres personnes issues de minorités et non lgbt-phobes. Du coup, je n’inclurais pas dans cette communauté des lgbt racistes et/ou sexistes et/ou follophobes, ...

Au delà de la phobie (qui sait, si ça se trouve il y a des gens qui n'en ont juste rien à foutre des autres minorités? ça reste de la phobie?), on voit bien qu'ici tu exposes deux combats différents au final. Et je suis d'accord avec toi : je ne vois pas vraiment l'intérêt ou le but d'inclure des gens qui militent contre la ou les oppressions qui les touchent spécifiquement dans un mouvement de plus grande ampleur qui milite contre les oppressions en général. À terme, je crains que ça ne crée des factions (comme c'est déjà le cas maintenant) de gens qui cherchent à tirer la couverture médiatique vers eux. On le voit aujourd'hui, les revendications d'un groupe éclipsent toutes les autres. Si on court le risque qu'une faction prenne le pas sur les autres, mieux vaut faire en sorte qu'il n'y ait pas de faction et former un mouvement qui concerne vraiment toutes les minorités, amha. Pourquoi sinon essayer de corriger ou de répliquer un système qui se montre instable et peu efficace? D'autant que, de ce que je lis ici, cette instabilité en dégoûte pas mal (moi compris).

C'est probablement un peu pessimiste, mais c'est comme ça que je vois les choses. ça me semble plus facile d'opérer une scission nette que d'éliminer au fur et à mesure les mauvaises herbes. D'ailleurs, peut-on réellement parler de scission quand il n'y a d'union que sur le papier?


Dernière édition par Verechnaya le Jeu 2 Mai - 9:41, édité 1 fois
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Ag3m le Jeu 2 Mai - 1:57

Verechnaya a écrit:je ne suis pas d'accord avec toi
Mmm... C'est bizarre, parce que moi je suis plutôt d'accord avec toi... J'ai pas été clair, désolé...

Je vais changer ce que j'ai dit dans mon post précédent: en tant que féministe, je ne veux pas militer dans un mouvement lgbt qui "inclurait tout le monde" dans le sens ou je ne veux pas militer avec des personnes misogynes (lgbt ou pas). De la même manière que je ne voudrais pas militer avec des personnes transphobes, racistes...

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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Koala le Jeu 2 Mai - 2:10

Petite digression pour dire que je viens de découvrir que Marion Zimmer Bradley, autrice que j'apprécie, était membre de Daughter of Bilitis.
Voilà c'était le point digression insomniaque que vous pouvez ignorer.

Et comme mon message se retrouve en haut de nouvelle page je vais essayer de résumer ce qu'on a dit avant avec des commentaires perso entre crochets (et je fais ça aussi pour trouver le sommeil).

Intro de Red :
Notre communauté va mal.
Fragile, divisée, elle jouit d'une image assez moche. Au lieu de rassembler, de se vouloir intersectionnelle, parce qu'à la base nous nous sommes tous battuEs ensemble pour nos droits à tous (femmes, LBG et trans - etc.), certains s'en sentent rejeter.
On parle d'une communauté qui serait plus GGGG blanc aisé Français.
Qu'en est-il "vraiment" (votre ressenti, votre vécu)?
Que doit-on faire?
Devons-nous y opposer une communauté qui se veut moins clivante (et qui pourtant se résume souvent en transpédégouine oubliant les biEs/pan/asexuelLEs/...) et plus radicale?
Où iront alors les biEs et trans qui se sentent rejetéEs par les LGBT mais pas assez radicaLESux pour se sentir bien avec les TPGB?
Quel sigle pour les transpédésgouines avec les biEs?

Ensuite Red souligne le manque de visibilité bie chez les TPGB [En fait je me demande si TBGP pour Trans-BiEs-Gouines-Pédés ne serait pas mieux car ça inverse le GLBT qui est un sigle moins hypocrite que LGBT quand on voit le calendrier militant]
Elle parle du fait qu'elle pense qu'on peut améliorer notre communauté [au sens large je pense? Un point sur lequel je suis mitigée] et sur le fait que les TBGP sont d'avantage dans la radicalité [je suis d'accord et j'assume Razz ]

J'explique que pour moi il y a une identité politique plus marquée chez les TBGP ainsi qu'une plus grande affirmations des identités homos et trans.

Janis explique qu'elle voit le TBGP comme traduction de queer [je suis d'accord], plus politisé et intersectionnel que chez les LGBT.

Prose est d'accord avec Janis et qu'elle trouve la conscience autour des questions de sexisme plus marquée chez les TBGP.

Ag3m est lui aussi d'accord, et partage le Queer Manifesto [toujours pas lu mais épinglé] ainsi que des extraits pour souligner ça.

Red explique qu'elle pense que la discussion est possible entre les deux groupes et que la frontière est fluide [je suis d'accord] et pose la question "Que faire en cas de discrimination anti-folle intra-communautaire?" [en gros que faire en cas de GLBT-phobie en milieu GLBT ou TBGP ?]

Après réponse de drakmaniso mais plus par rapport à la question de la follophobie donc un peu hors sujet mais à la fin il soulève un point [qui me semble intéressant] par rapport à la confrontation pure qui ne ferait qu'entraîner plus de confrontation [même si je ne suis pas d'accord et sue je pense qu'il faut parfois justement aller à la confrontation pour faire avancer les choses et que certaines discussions ne peuvent pas avoir lieu sans ça].

Je recopie le message de Scolastik (et les suivants) car le sommeil arrive et que du coup j'ai du mal à voir comment le synthétiser car je le trouve assez "riche" (et je me dis qu'avec un peu de chance on m'offrira un cookie)

Scolastik :
Je pense que la fracture Transpédébigouineace / LGBT s'inscrit sur la ligne de fracture assimilation / émancipation qui court dans les communautés (je pense qu'elles sont multiples) depuis les prémices des mouvements de visibilité.
Si on considère que l'on doit certaines choses aux mouvements américains (et j'ai tendance à penser que oui, sinon pourquoi la référence aussi fréquente à Stonewall ?), on doit se poser la question de la naissance des mouvements et quelles en sont les ancêtres. Les organisations des années 50 telles que Daughter of Bilitis ou la Mattachine Society étaient très assimilationistes, dans le contexte de l'époque, elles défendaient surtout la possibilité pour les lesbiennes pour l'une et les gays pour l'autre d'être des "gens normaux comme les autres". A ce titre elles exerçaient un véritable travail de polissage des identités divergentes en leur sein.
Ce n'est pas ces organisations qui ont été dans les émeutes à Stonewall ou qui les ont commencé. C'étaient des folles certes, mais aussi des drag queens et des femmes trans* .
Cependant c'est petit à petit des organisations plus assimilationistes qui ont repris Stonewall comme le commencement de leur mouvement, ces mêmes organisations qui excluaient les principaux protagonistes des émeutes même, au nom du raisonnable et des demandes proportionnées.
Ces mécanismes se sont perpétués, notamment lors des moments de lutte qui ont suivi l'ugence du SIDA.
Il est trop simple de voir la différence entre TPBGA et LGBT seulement comme un refus d'une politique de compromission avec le pouvoir cissexiste raciste et hétéro, mais cette manière de lire nos mouvements peuvent nous aider à nous y situer et à les construire. »

Red :
Ouais c'est sûr que c'est une grille de lecture à prendre en compte. Y a qu'à voir le nombre de personnes qu'on a entendu dire "je suis homo, pas gay" ces derniers temps (même s'il y avait des faux témoignages également)...
C'est important que les LGBT soient inclusifs, parce que quelque part ils ont plus de poids donc il faut qu'on fasse en sorte que nous soyons écoutés également. D'où la nécessité à mes yeux qu'il existe certes des mouvements plus radicaux qui ont le mérite de revendiquer ce qu'on oublie ailleurs, mais aussi de ne pas rejeter complètement cette communauté alliée.

Ag3m :
Bon, je vais me faire un peu l'avocat du Diable.
Quand on dit que les "LGBT" doivent être inclusifs, ça fait sens si la lutte qu'on mène est une lutte pour les droits des LGBT. Mais si je lutte pour les droits des minorités en général, alors je pense que je préfère inclure dans ma communauté des lgbt non sexistes-racistes-validistes... ou d'autres personnes issues de minorités et non lgbt-phobes. Du coup, je n’inclurais pas dans cette communauté des lgbt racistes et/ou sexistes et/ou follophobes, ...
Bref, inclure des gays-intégrationistes-blancs-cisgenre, qui seraient transphobes et/ou racistes et/ou... bin, non.

Verechnaya :
Au delà de la phobie (qui sait, si ça se trouve il y a des gens qui n'en ont juste rien à foutre des autres minorités? ça reste de la phobie?), on voit bien qu'ici tu exposes deux combats différents au final. Et je ne suis d'accord avec toi : je ne vois pas vraiment l'intérêt ou le but d'inclure des gens qui militent contre la ou les oppressions qui les touchent spécifiquement dans un mouvement de plus grande ampleur qui milite contre les oppressions en général. À terme, je crains que ça ne crée des factions (comme c'est déjà le cas maintenant) de gens qui cherchent à tirer la couverture médiatique vers eux. On le voit aujourd'hui, les revendications d'un groupe éclipsent toutes les autres. Si on court le risque qu'une faction prenne le pas sur les autres, mieux vaut faire en sorte qu'il n'y ait pas de faction et former un mouvement qui concerne vraiment toutes les minorités, amha. Pourquoi sinon essayer de corriger ou de répliquer un système qui se montre instable et peu efficace? D'autant que, de ce que je lis ici, cette instabilité en dégoûte pas mal (moi compris).
C'est probablement un peu pessimiste, mais c'est comme ça que je vois les choses. ça me semble plus facile d'opérer une scission nette que d'éliminer au fur et à mesure les mauvaises herbes. D'ailleurs, peut-on réellement parler de scission quand il n'y a d'union que sur le papier?

Ag3m :
Mmm... C'est bizarre, parce que moi je suis plutôt d'accord avec toi... J'ai pas été clair, désolé...
Je vais changer ce que j'ai dit dans mon post précédent: en tant que féministe, je ne veux pas militer dans un mouvement lgbt qui "inclurait tout le monde" dans le sens ou je ne veux pas militer avec des personnes misogynes (lgbt ou pas). De la même manière que je ne voudrais pas militer avec des personnes transphobes, racistes... [ouais, je comprends]
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Verechnaya le Jeu 2 Mai - 9:40

Ag3m a écrit:
Verechnaya a écrit:je ne suis pas d'accord avec toi
Mmm... C'est bizarre, parce que moi je suis plutôt d'accord avec toi... J'ai pas été clair, désolé...

Non c'est pas toi, c'est moi qui tente d'écrire à 2h du matin et qui fait n'importe quoi... La négation était, bien entendu, en trop x)
Désolée.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Jeu 2 Mai - 20:57

Je comprends votre point de vue, mais poussons cette idée à fond :
Est-ce que vous pouvez vraiment réussir à trouver des personnes avec qui militer et dont vous serez sûr-e-s qu'elles ne rejettent personne d'autre? Hormis un groupe d'amis restreint. (la fameuse question de l'existence d'un milieu "safe")

Et nous diviser entre LGBT (dont certains seraient sexistes par exemple) et TPBGA (qui eulles seraient "parfait-e-s", mais moins nombreux-ses, plus radicaux-les, moins pesant politiquement), schématiquement, ne risque-t-il pas justement de créer des factions qui "s'entre-tueraient" ou qui essaieraient de tirer la couverture à soi?

J'exagère volontairement. De toute manière c'est sûr que cette division existe déjà, puisque nous en parlons comme deux groupes différents Smile
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Verechnaya le Jeu 2 Mai - 22:06

Red a écrit:
Est-ce que vous pouvez vraiment réussir à trouver des personnes avec qui militer et dont vous serez sûr-e-s qu'elles ne rejettent personne d'autre? Hormis un groupe d'amis restreint. (la fameuse question de l'existence d'un milieu "safe")

Même en imaginant qu'avoir un espace réellement "safe" ne soit pas possible (Koala a parlé de la chose sur son blog), je vois plutôt la chose sous formes de nuances, et il me semble tout à fait possible et positif de tendre autant que possible vers le "safe", en sachant bien qu'à chaque fois que l'on laisse possible l'interaction entre des individus on laisse la porte ouverte aux menaces. À partir de là, on peut très bien faire en sorte de diminuer les risques.

Et nous diviser entre LGBT (dont certains seraient sexistes par exemple) et TPBGA (qui eulles seraient "parfait-e-s", mais moins nombreux-ses, plus radicaux-les, moins pesant politiquement), schématiquement, ne risque-t-il pas justement de créer des factions qui "s'entre-tueraient" ou qui essaieraient de tirer la couverture à soi?

La bataille médiatique aura lieu de toute façon - pas besoin d'une division pour l'envenimer. Et non, pour moi, les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis. Faire des compromis au nom d'un quelconque poids politique est plus que dangereux, je pense. En acceptant, pour reprendre ton exemple, d'intégrer des LGBT sexistes, on dégage de facto tous ceux ciblés par ce sexisme. À partir de là, il n'y a qu'un pas à faire pour commencer à faire une échelle de combats... Comme c'est déjà le cas! La rupture est déjà là, elle est déjà consommée.

Donc non. Never compromise. Not even in the face of Armageddon.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Jeu 2 Mai - 22:28

Ouais c'est vrai !
Après j'ai un côté bisounours qui fait que j'ai encore un peu envie de me dire qu'on peut essayer de faire comprendre à la aux personnes problématiques de la communauté LGBT qu'il faut qu'elles évoluent, même si on arrivera pas à convaincre tout le monde :/
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Verechnaya le Jeu 2 Mai - 23:31

Certes, un peu d'information et de sensibilisation fera changer d'avis beaucoup de monde, ça je ne le nie pas - après tout, une partie de l'opposition à laquelle les minorités font face aujourd'hui vient de l'ignorance. Mais après, il y a beaucoup de gens qui se complaisent - voire de vautrent - dans leur ignorance et qui en tirent de la haine de ces minorités. Et on peut trouver de ces gens partout...
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par MorganeMerteuil le Sam 4 Mai - 10:13

dans cette (auto- interview, Lalla Kowska-Régnier évoque un "nouveau" terme qui commencerait à être mis en avant an Angleterre, "SGD" : Sexual and Gender Diversity : http://www.annamedia.org/#!echappe-belle/cocm

"
Oui c'est pour ça qu'avant d'aller plus loin, je tiens à dire que j'ai assez conscience de là où je suis pour croire que je ne pourrais qu'être prise soigneusement. Si une des souris de Fausto-Sterling prenait la parole et demandait à éclaircir les règles du jeu, je ne suis pas certaine qu'elle soit entendue car après tout une souris même de laboratoire et en plus féministe qui parle, ça n'existe pas n'est ce pas.

Pour autant, je ne crois pas que ce soit vain de continuer. D'autant que je propose juste un petit pas de côté en demandant si il n'y a pas un hic à vouloir faire coïncider de force le gender anglais au genre français quand ces deux-là ne couvrent pas exactement les mêmes réalités. Un peu comme un enfant essaie de faire rentrer une forme ronde dans une forme carrée de même taille.
Allons-y pour les jeux de formes.
Wow.
Oui, le trouble n'est pas que dans le genre.
Donc si je comprends bien, la syllepse consiste en cette double confusion qui fait équivaloir la question du genre avec celle du sexe social en même temps que celle des personnes transgenders avec celle des approches transgenres en français ?
Oui absolument.
Il me semble que les personnes transexuées modulent d'abord le lien sexe anatomique/sexe social quand les personnes queers ou transgenres jouent de celui entre sexe social et identité de genre.
Or, je constate que même les plus matérialistes des féministes masquent, du fait de cette traduction hâtive, le sexe social par le genre, maintenant ainsi un système coercitif, certes apparemment allégé, mais toujours très efficace. Avec comme point d’achoppement, et finalement encore et toujours, le corps, cette chaire sociale que d’aucun rêve de dématérialiser ou de renvoyer à une animalité ravalée.
En fait pour vous l'enjeu aujourd'hui c'est de redéfinir ces trois catégories ?
Oui, et en même temps que je vous dis oui, je vois bien que vous aviez raison, c'est très prétentieux, mais je crois vraiment que si nous voulons continuer à faire des politiques féministes et trans, nous devrions prendre le temps de nous poser ces questions et peut être se dire qu'être trans ici n'est pas tout à fait être trans outre atlantique.

Aujourd'hui quand on dit féminin ou masculin il faudrait être conscient qu'on ne qualifie pas exclusivement ce qui appartiendrait culturellement aux femmes ou ce qui appartiendrait culturellement aux hommes.
Aujourd'hui quand on dit homme ou femme, il faudrait savoir qu'on n'implique pas nécessairement un pénis ou un vagin.
Aujourd'hui il faudrait sûrement réinvestir les catégories femelle et mâle comme des indices valables aussi pour les être humains.
Il faudrait arrêter de dire genre quand en réalité on veut décrire les rapports de sexes sociaux. Dans cette même logique il faudrait ne plus parler de l'identité de genre pour aborder l'agenda politique des personnes transexuées mais bien d'identité de sexe social.
Et ne pas douter que les approches transgenrées concernent au moins autant les personnes bios que les personnes transexuées.

Et puis les subtilités genrées du français permettent de dire des choses comme «mon pénis, puisqu'il est celui d'une femme, est un sexe de genre plutôt féminin», ou que «la chatte de mon copain est très mâle».
C'est donc pour ça que vous vous définissez comme une femelle trans cisgenre?
Oui absolument! Enfin femelle c'est de la provocation pour brouiller quelques pistes biologisantes et à moi même en premier d'ailleurs.
Mais pour ma démonstration et partir de mon expérience, je voudrais me faire écho de ce que mon imagination - ma conscience peut narrer de mon corps - mon inconscient.
Allez-y allez-y!
Donc voilà, je suis née mâle parce qu'avec un pénis. J’ai été un enfant plutôt efféminé qui rêvait d'être une petite fille et qui à la moindre occasion passait des robes (ce qui ne saurait être un indice exclusif de transexualité)
J'étais alors un garçonnet bio transgenre.
Une fois un peu pubère, j'ai pu saupoudrer ma petite histoire de désir sexuel et amoureux, celui pour des hommes .
J’étais un jeune homme bio cisgenre et homosexuel. Notez que j’aurais pu rester efféminé et devenir une folle, mais au fur et à mesure que je rentrais dans cette sorte d'exil intérieur en renonçant à être une fille j'apprenais de mieux en mieux à être masculin. (2)
Aujourd’hui je suis socialement une femme sur mes papiers (jugée comme telle par le pouvoir judiciaire français – réalisez quand même un privilège des personnes bios qui n'ont pas à passer devant un tribunal pour s'entendre être validé pour qui elles sont), et certifiée féminine dans les attestations et témoignages de la collectivité, avec enfin un pénis dans ma culotte. Et puis j'aime toujours les hommes.
Je suis , je suis, je suis …
...une femme trans cisgenre hétérosexuelle!
Youpi!
Notez que j’aurai pu être une femme trans butch (masculine). J’aurais alors été une femme trans transgenre. Et si mon désir avait mué vers aussi les femmes, j’aurais été bisexuelle. Ou uniquement vers les femmes, j’aurai été une gouine (fem ou butch selon mon appartenance de genre).
Oh mais c'est le tourbillon de la vie !
Le tourbillon de la vie, c'est la beauté fatale de Maléfice, la quatrième fée de la Belle au bois dormant hihihihi.
Donc, vous nous expliquez que selon vous les identités transgenres ne sont pas assimilables aux parcours transexuées ?
​Oui je le crois. Les identités transgenrées, fluides, ne sont pas l’apanage des parcours trans, pas plus que des gays ou des lesbiennes.
Le philosophe Faysal Guelil Ryad explique par exemple très bien combien Oum Khalsoum dans son genre est transgenre. (3)
Madonna aussi bien sûr, enfin elle est carrément intergenre.
Tiens Madonna Smile
Oh oh oh mais je ne comprends pas pourquoi les gens lèvent le sourcil quand je parle de Madonna. D'ailleurs ce sont parfois les même qui me reprochent à la fois de nier mon histoire pédé et d'aimer Madonna, alors que voilà très exactement un point de contact avec pas mal de gays dans le monde. Et c'est quand même rassurant que je m'enthousiasme sur Madonna, c'est une promesse de beaucoup d'autres raisons de le faire je trouve. Et puis c'est comme ça, pour moi c'est une mystique populace de la désillusion et de la gnaque, ironique et partageuse et puis c'est un puissant modèle intergenre. Vous vous souvenez quand il y a 30 ans elle disait être un pédé enfermé dans le corps d'une femme ? Vous avez vu le corps qu'elle s'est construit en trente ans ?
Voilà c'est tout.

Non et puis on pourrait en citer d'autres, par exemple la féminité de Rafaïel des Souffleurs avec qui j'ai travaillé m'a inspirée et celle travestissée, du danseur François Chaignaud me touche beaucoup. Pour moi voilà des hommes bios transgenres qui nourrissent ma féminité de femme trans cisgenre.
Mais votre transition a été aussi une période d'apprentissage non ?
Oui bien sur. Notamment les premiers mois, quand on observe le regard des autres nous dévisager parce qu’on espère d’eux un signe de reconnaissance alors qu'eux même cherchent à savoir quel genre de zèbre vous êtes. J'ai appris à ne plus chercher à mettre du sens dans ces regard- là, parce qu'ils pouvaient en avoir une infinité. J’ai alors ouvert grand mes yeux pour observer les corps et les énergies, et repérer où je pourrais trouver ma place. J'ai vu qu'il y avait assez d'hommes avec des attitudes frêles ou une voix fluette et de femmes avec des épaules larges et des poils au seins pour qu'il y ait aussi une place à mon corps s'hormonisant.

Et en fait très vite je me suis aperçue que dans les mouvements et les gestes des corps que j'observais, une fois leurs accessoires genrés supprimés, apparaissait une sorte d'intersexuation plutôt que des caractéristiques si distinctes que ça. Ce qui m'a sautée aux yeux c'est la volatilité de masculin et féminin et j'ai compris que finalement ça n’avait pas beaucoup de sens, en même temps que ça en donnait plein.
Comment ça?
Et bien ça remplissait de sens les corps. Ça renseigne mais ça ne définit pas. Masculin et féminin sont des fluides flottant, qu’on peut avoir ou pas d’ailleurs et qui la plupart du temps s’intermittencent, en tout cas masculin n’appartenait pas à homme et féminin à femme. Et alors j’ai eu la confirmation de ce que je ressentais jusque-là, faire ma transition ne consistait pas à me libérer d’une injonction à un sexe/genre masculin en y répondant par une autre féminin mais bien à lâcher l’affaire du masculin et du féminin et à arriver jusqu'à moi-même «être femme» en apprenant la patience qu'impose le rythme de la transition. En fait ça a été un premier horizon retrouvé et le moment de quitter mon exil.

Et puis ce sont les autres qui alors m'ont dit ma féminité. Notamment quand j'ai recueilli les témoignages pour mon changement d’état civil, beaucoup attestaient de ma féminité. J’ai eu l’impression d’obtenir la naturalisation féminine en même temps qu'on allait m'accorder la jouissance de mon prénom, du F et du 2. En tout cas, peut être étais-je féminine, mais l'essentiel c'était d'être moi.
Donc on peut dire avec vous que les rapports sociaux de genre ne sont pas les rapports sociaux de sexe?
On peut en tout cas l'envisager. J'ai l'impression qu'il y a des tensions spécifiques engendrées par le mauvais genre qui se marquent au sein d’une même catégorie de sexe social. Demandez aux folles – ou juste aux garçons sensibles- chez les hommes. Ou bien regardez le sort réservé aux femmes butch dans les magazines féminins (magazines d'éducations féminines seraient plus juste).

Ceci dit il faut aussi préciser si on ne veut pas tomber dans le déni de l'asymétrie, que dans nos sociétés hétéromopatriarcales, un garçon efféminé trouvera toujours des espaces où il sera valorisé en tant que tel alors qu'une femme masculine ne suscitera que du dédain.
Et dites-moi, comment est-ce que vous distingueriez alors les parcours trans?
Ohlala là c'est comme si vous me demandiez de vous révéler les secrets de la composition de la matière noire de ce que les scientifiques appellent l'Univers! Je n'en sais rien.
Mais d'accord, je veux bien faire une tentative.

Je répéterai qu'être trans n'a rien à voir avec le genre. Enfin pas plus que pour les personnes bios. Il y a beaucoup de femmes trans masculines et d’hommes trans efféminés.

Comme je l'ai dit plus haut, la dynamique transexuée s'articule plutôt avec le sexe social, c’est-à-dire avec la manière dont notre corps, comme marqueur, récepteur, émetteur des rapports sociaux, résonne de soi aux autres. Cette mise en chair – à l'aide des technologies hormonales, de la chirurgie et de la médecine esthétique - du sexe social qui n'était pas le notre à la naissance rappelle que les corps «être homme» ou «être femme» s'inscrivent toujours dans des rapports sociaux, de pouvoir, de désir, de puissance. Je pense que les trans racontent cette nécessité d'être reconnu comme un «être homme» ou une «être femme» intelligible dans un collectif-là à partir de ces corps-ci. Et dans ce collectif refaire vivre de l'intime et débrouiller du désir.
Du coup peut-être remettons-nous un peu d'utopie dans la différence homme/femme, de manière qui suscite de la joie, en y injectant quelque chose d'une égalité hétérogène dans une sorte de danse en double spirale de soi à soi puis aux autres.

Et puis ça m'est difficile de ne pas y voir une forme d'actualisation transcendantale, une modalité impérieuse, indéclinable. Un peu comme une femme musulmane qui va porter le voile, ou comme quelqu'un qui tombe sous l'émotion d'un lieu. Faire sa transition fait partie de ces moments où l’être humain n'a plus les moyens de dompter son corps à coup de volontarisme et où il va laisser le laisser agir au plein cœur de la vie, où pulse les rencontres avec les autres et avec les natures. Je crois aussi que nos corps prenant les décisions, le reste apparaît sous un autre aspect, celui de l'imagination, celle des psychiatres des équipes hospitalières et celle des queers studyseurs visant à nous renvoyer toujours et encore à être des esprits malades ou anormales avant d'être des existants.

En fait parce que ça nous arrive dans un temps ralenti, nous créons un effet loupe sur des rouages qui chez les personnes bios apparaissent comme innés. Et qu'en laissant nos corps décider pour neux-même probablement racontons-nous une animalité comme part méprisée de la construction de l'être humain.

Enfin, il me semble aussi que nos transitions jouent un face à face en quelque sorte kamikaze dont le petit théâtre est en soi avec nos généalogies en renfort scénario et spectateurs. Nous n'en décidons rien, à quelque âge nous les faisons, elles sont juste l’avénement de la mise en chair de nos hétérotopies singulières et de l'existance.
Quelle tentative Smile
Si je vous suis bien vous considérez qu'il n'y a pas de liens entre les personnes transexuées et les personnes travesties ?
Non je ne dirai pas exactement les choses comme ça. Mais oui je trouve que là encore on va un peu trop vite quand on cherche à maintenir coûte que coûte un continuum trans/trav.
D'abord, je pense que le continent travesti est assez vaste pour qu'on mérite de s'y attarder sans besoin d'avoir recours aux transexuéités. Il y a une multitude de façon de vivre le travestissement, en lien ou pas avec un jeu sexuel, en en faisant ou pas un geste politique, ludique, de manière privé ou publique, collective ou isolée.
Et oui il y a des personnes travesties qui sont amenées à faire leur transition, et alors à tisser un lieu commun qui va rejoindre le temps de la transition.
Mais j'aime bien rappeler que les personnes transexuées peuvent aussi se travestir – se coller quelques poils à la moustache ou se perruquer par exemple.
Et puis il y aurait aussi à dire sur la complicité de certaines personnes travesties avec un hétéromosexisme libidineux dont on peut être en tant que femme tans hétéra, témoin et participante involontaire, par exemple sur les sites de cul où on vous assigne à la catégorie «trans/trav». Imaginez les conséquences dans l'imaginaire des mecs qui fréquentent ces sites et sur nos vies amoureuses. D'ailleurs, je crois que voilà un autre espace commun – et il est à explorer aussi – avec certaines personnes travesties : la géographie désirante des garçons souvent les plus enclins à correspondre à un modèle hyper viriliste (du flic au voyou).
Mais je crois qu'on a à gagner à se détacher les unes des autres.
Mais pourtant il existe une communauté transexuelle, transgenre et travestie très forte en Amérique du Sud ?
Ah super, merci de me donner l'occasion de rappeler que je ne crois plus une seconde à une quelconque forme d'universalité. Et donc pas plus au caractère universelle de mon point de vie. Je suis une petite sorcière qui trouve puise sa foi aux fins fonds des plurivers, et puis je me méfie de toutes les formes d'orientalisme et de l'argument d'autorité du «oui mais là bas, il y aurait du mieux vrai» qui empêcherait de penser le ici et le maintenant.
Mais vous avez raison. C'est une communauté particulièrement discriminée qui est aussi présente dans nos villes, immigrée et sans papiers et qui doit faire face à une violence policière incessante, pour qui souvent la seule source de revenus est le travail du sexe. De fait pour pouvoir satisfaire à la demande des clients (activité pénétrante) et donc pour des raisons économiques, il y a une véritable défiance vis à vis des hormones (et à raison selon mon expérience), leurs corps étant femellisés à l'aide d'injection de silicone aussi virtuoses que dangereuses . Beaucoup de ces personnes se définissent elles même comme travesties ou même comme gays. Je crois que c'est dans l'absence d'hormonisation qu'il faut peut etre comprendre cette détermination au masculin.
Vous voulez bien en dire un peu plus ?
Et bien c'est juste de constater que l'hormonopathie n'est pas exactement l'équivalent du port d'un vêtement. Celle ci va aussi modifier les alchimies génitalo-libidnieuses. Pour les femmes transexuées non opérées - en tout cas pour moi et quelques copines au moins - l'érection , l'excitabilité, les lieux de sensations, l'éjaculation, l'orgasme se sont nettement déplacés depuis qu'ils ne sont plus sous le régime de la testostérone. Et je peux témoigner que la demande précise et régulière des clients des personnes trans travailleuses du sexe (une érection forte, une aptitude à pénétrer et à garantir l’éjaculât) devient très difficile à satisfaire.
Je ne dis pas que ce nouvel agencement plaisir/désir fait de moi une femme n'est ce pas, mais que peut-être c'est dans la crainte de cet embrayage là que s'explique un peu pourquoi les communautés de travailleuses du sexe s'identifient d'abords aux personnes travesties et aux gays.
D'ailleurs pense-t-on aux ressources à proposer à celles qui ressentent la nécessité de s'hormoniser sachant que ce geste va signifier le tarissement de leurs revenus issus du travail du sexe?


Pour vous LGBT reste un problème donc.
Oui un problème surtout pour les LGBT (ou transpédégouine) plus que le mien. Ça doit être épuisant ces efforts permanents des unes lesbiennes, des autres trans et des tiers bis pour rappeler aux gays qu'ils en sont.
«LGBT» perpétue donc les catégories pathologisantes, mais aussi intègre et neutralise les différences au lieu de permettre leurs rencontres!
Je ne reviens pas sur le mensonge sous-jacent qui fait croire que trans serait une orientation sexuelle, ni sur son corollaire, l'invisibilisation des personnes trans hétéros, pas non plus sur l'assignation à une sexualité «originelle» qu'implique «LGBT».
Mais je dirai bien que ces derniers temps, ça a été assez intéressant de constater que ceux qui formulaient des critiques bienvenues contre l'homonationalisme et le gayisme s'accommodaient si bien de «LGBT». Une incohérence idoine à disqualifier ces même critiques.
Intéressant aussi de constater l'incapacité de certains minorisés à admettre qu'ils peuvent avoir accès à des lieux de privilèges : comment un homme gay va nier ses privilèges de mec, comment une femme indigène hétérosexuelle ne va pas admettre les privilèges que lui confère son hétérosexualité. C'est la même mécanique que l'on connaît bien chez les féministes blanches que l'on retrouve alors. Chacun convaincu que le fait d'être ici ségrégué ne lui permet pas de jouir de certains privilèges là.

Et puis il y a un autre écueil à «LGBT», c'est celui qui voudrait faire croire que chacun des L des G des B des T serait l'égal de l'autre, comme si à l'intérieur de ce système, il n'y avait pas de sexisme, pas de lesbophobie, pas de bi ou de transphobie. Pas de racisme ou de classisme, comme si tous les «LGBT» étaient féministes ou comme si les lesbiennes ne pouvaient plus l'être. Là encore il suffit juste de voir les instances porte paroleuses, hommes, bios, blancs, pour en tirer des conclusions.

Mais vous savez la contestation de «LGBT» trouve de plus en plus d'échos, par exemple avec cette proposition de thérapeutes londoniens de l'association Pink Therapy et qui proposent de remplacer LGBT par SGD pour «Sex and Gender Diversity» ce qui est plutôt prometteur. (6)"


ça me semble intéressant aussi car si on parle de "SGD" on est surEs de pas "oublier" une "catégorie"; et ça évite aussi de catégoriser justement; en même temps, du coup ça "invisibilise" aussi des identités et donc me semble difficilement compatible avec des revendications identitaires "spécifiques"...
à mon avis ça dépend comment on envisage la lutte; j'envisage plus l'étiquette "LGBT" dans un cadre réformiste : on va permettre quelques améliorations formelles pour les L, G, B, et T (oserais-je dire : d'abord les G, puis les L, puis les B et enfin, peut être les T ?) mais sans remise en cause fondamentale du système hétérosexiste et patriarcal. La perspective TPBG me semble plus "radicale" dans la mesure où elle ne se contente pas d'améliorations simplement législatives, ne veut pas "aménager" un système pourri jusqu'à la moelle ("on est pas là pour décorer on détruira votre société"); mais on reste dans un sigle qui colle des étiquettes, au risque soit d'oublier/invisibiliser des personnes, ou de les réduire à 1 étiquette (T,P,B ou G), soit, si on se veut inclusif, d'arriver à des "TPBGIAPQ etc etc" ce qui, il faut le reconnaitre, est ... relou ^^Smile
du coup le "SGD" me semble en effet prometteur, en ce qu'il met en avant que, loin de s'opposer entre eux, les combats pour les droits des trans, ceux pour les droits des gouines, etc etc, s'articulent et n'ont de sens que s'ils prennent place à l'intérieur d'une lutte plus globale contre l'hétérosexisme.
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Re: [Discussion] Communauté LGBT/TPGB

Message par Red le Mar 7 Mai - 16:15

Cette interview est super intéressante, merci beaucoup !
Je rejoins tes constatations à propos du SGD, que je trouve très pertinent.

Je pense que les "sigles" à utiliser dépendent aussi de l'interlocuteur : à mes ami-e-s TPBG, je peux me permettre de parler de TPBG, mais clairement, à mes potes hétér@s, c'est déjà bien s'ils connaissent les LGBT xD

@Koala : je ne connaissais pas les Daughters of Bilitis, mais ça fait plaisir Smile


Dernière édition par Red le Mar 7 Mai - 16:26, édité 1 fois (Raison : Rajout)
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